Goûter la Cuisine Égyptienne : Bienvenue à notre Table
Quel est le vrai goût de l’Égypte ? Pas celui des hôtels de luxe ni des circuits touristiques… mais celui d’une assiette de koshari partagée avec un simple « Kol, kol ! ». Et si la meilleure façon de découvrir l’Égypte passait tout simplement par sa cuisine ?
Les 7 Plats que Vous Devez Absolument Goûter
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1. Le Koshari — Le Roi de la Rue

Si l’Égypte n’avait qu’un seul ambassadeur culinaire, ce serait lui. Le koshari, c’est une montagne de riz, de lentilles, de macaronis, de pois chiches, le tout noyé dans une sauce tomate épicée et couronné d’oignons frits croustillants. Cela semble improbable. C’est, en réalité, un génie.
La première fois que j’ai emmené un couple suisse chez Abou Tarek, la dame a regardé son bol, puis m’a regardé, et m’a dit : «Vous m’avez amenée traverser la méditerranée pour… des pâtes aux lentilles ?» Vingt minutes plus tard, elle commandait un deuxième bol.
Mon adresse depuis 22 ans : Chez Abou Tarek, à 5 minutes à pied du marché Khan El-Khalili — cette institution sert le koshari depuis 1950.
| Infos pratiques — Koshari Horaires : 8h–minuit | Cash uniquement dans les petites adresses locales | Astuce : évitez les enseignes qui affichent les prix en devises étrangères, vous payeriez plusieurs fois le tarif local | La sauce harissa est toujours servie à part — parfait si vous évitez le piment. |
2. Le Ful Medames — Le Petit-Déjeuner de l’Égypte Éternelle
Avant les pyramides, avant Ramsès II — il y avait déjà le ful. Ce ragoût de fèves mijotées, assaisonnées de citron, d’ail, de cumin et d’huile d’olive, est le petit-déjeuner de l’Égypte depuis des millénaires.
Je me souviens d’un matin à Louxor, dans une ruelle à 10 minutes du temple de Karnak. Un vieil homme cuisinait son ful depuis l’aube dans une marmite en cuivre. Mes clients — un couple de Lyon — ont goûté par curiosité. Ils sont revenus le lendemain matin, et le surlendemain.
| Infos pratiques — Ful Medames Meilleur moment : avant 9h du matin — les vendeurs de rue ferment souvent en milieu de matinée | Cash uniquement | Souvent accompagné de ta’meya offerte — n’hésitez pas à demander. |
3. La Ta’meya — Le Falafel Égyptien

Ne les confondez pas avec les falafels libanais aux pois chiches.
En Égypte, la ta’meya est préparée à base de fèves vertes fraîchement moulues avec de la coriandre, du persil, de l’oignon et une touche de cumin. Le résultat est plus vert, plus parfumé, plus herbacé.
Elles sont frites dans l’huile, encore bouillantes, servies dans du pain baladi avec des tomates, du tahini et des cornichons.
Il y a quelque chose de particulier dans le bruit que fait la ta’meya quand on croque dedans à 7h du matin dans une ruelle du Caire. Un craquement net. De la vapeur qui s’échappe. L’odeur de la coriandre fraîche. C’est un de ces petits moments qui font que le voyage reste gravé dans la mémoire.
| Infos pratiques — Ta’meya Disponible dès 7h le matin | Naturellement végétalien | Identifiable à sa couleur verte caractéristique — ne confondez pas avec les falafels libanais beige. |
4. Le Mahshi — La Patience Récompensée
Le mahshi, c’est l’art égyptien de la farce.
Des feuilles de vigne, des courgettes, des poivrons ou des oignons — farcis d’un mélange de riz aux herbes, mijotés dans une sauce tomate acidulée.
Ce plat, c’est celui des fêtes et des familles. Vous ne le trouverez pas dans les buffets d’hôtel. Il faut le chercher dans les ruelles de la vieille ville de Louxor ou dans les maisons nubiens d’Assouan — deux destinations que nous couvrons dans nos circuits Terres du Nil.
Lors d’un circuit en 2024, notre hôte nubienne — Oum Khaled — nous a invités chez elle à Assouan. Elle nous a confié qu’elle avait commencé la préparation deux jours avant notre arrivée. Ce repas, personne ne l’a oublié.
| Infos pratiques — Mahshi Cherchez les restaurants «matbakh baladi» (cuisine familiale) — pas les menus touristiques | Version végétarienne disponible partout | Meilleures adresses : quartier nubian village à Assouan, souk de Louxor |
Oum Khaled et ses mahshis vous attendent à Assouan. Voir le circuit Terres du Nil →
5. La Molokhiya — La Soupe Verte des Familles

Faite à partir des feuilles de la plante Corchorus olitorius, la molokhiya est une soupe vert foncé, légèrement liée, servie sur du riz ou accompagnée de poulet ou de lapin braisé. Son goût est terreux et légèrement aillé.
Je vais être honnête avec vous : c’est le plat qui divise le plus mes voyageurs. Certains l’adoptent à la première cuillerée. D’autres ont besoin d’une deuxième chance. Mais je n’ai jamais connu quelqu’un qui regrette d’avoir essayé.
Ce qui rend la molokhiya précieuse, ce n’est pas son goût en lui-même — c’est ce qu’elle représente. Dans chaque famille égyptienne, il y a une recette de molokhiya transmise de mère en fille, avec ses petits secrets de cuisson. En goûter une, c’est entrer dans une histoire familiale.
| Infos pratiques — Molokhiya Cherchez-la dans les restaurants égyptiens authentiques (type «matbakh baladi»), pas dans les buffets d’hôtel | Sans gluten naturellement | La texture gélatineuse surprend souvent — c’est normal et voulu. |
6. L’Om Ali — Le Dessert du Réconfort
Imaginez un bread pudding aux mille-feuilles de pâte feuilletée, noyé dans du lait crémeux, parfumé à la cardamome et à l’eau de rose, couronné de noix, raisins secs et copeaux de noix de coco grillée.
C’est l’Om Ali — littéralement «la mère d’Ali».
Il arrive toujours en fin de repas, dans un petit bol en terre cuite encore brûlant. Et à chaque fois, même les voyageurs qui m’avaient dit «je ne mange pas de dessert» tendent leur cuillère. On ne résiste pas à l’Om Ali. Ce n’est pas possible.
Servi chaud, directement du four, dans les pâtisseries locales comme dans les restaurants de standing.
| Infos pratiques — Om Ali Disponible le soir — rarement le matin | Les versions hôtel 5 étoiles (Sofitel Winter Palace Louxor, Mövenpick Assouan) sont remarquables | Dans un restaurant local : souvent inclus dans un menu complet du soir. |
7. Le Feteer Meshaltet — La Pizza de l’Antiquité
Une pâte feuilletée en couches infinies, croustillante à l’extérieur, fondante à l’intérieur, garnie de fromage blanc, de miel, ou de beurre salé. Le feteer existe depuis l’époque pharaonique — des fresques dans les tombes montrent les boulangers étirer cette pâte de la même façon qu’aujourd’hui.
Il se mange sucré (avec du miel et du fromage) ou salé (avec de la viande hachée ou des œufs). Dans les marchés matinaux de Louxor ou d’Assouan, les vendeurs commencent à l’étirer dès 6h du matin.
| Infos pratiques — Feteer Meshaltet Meilleur tôt le matin — les vendeurs vendent souvent complet avant 10h | Version nature (avec beurre) = le meilleur rapport qualité-goût | Adaptable sans garniture animale sur demande. |
La Street Food Égyptienne : Votre Meilleur Guide
Voici ce que je dis toujours à mes voyageurs le premier soir, avant qu’ils aillent se coucher :
«Demain matin, sortez seuls. Pas de plan. Suivez l’odeur de la friture. Tournez à gauche là où il y a une queue de gens. Commandez ce qu’ils commandent. Vous ne serez pas déçus.»
La rue égyptienne est un restaurant à ciel ouvert. Pas de réservation, pas de code vestimentaire — juste votre curiosité et un appétit ouvert. Voici mes adresses par ville, testées et recommandées :
| Lieu | Ce qu’on y mange | Gamme de prix |
| Khan El-Khalili, Le Caire | Koshari, ta’meya, épices, thé à la menthe | Très accessible |
| Souk Al-Ataba, Le Caire | Ful, falafel, jus de canne à sucre frais | Très accessible |
| Souk de Louxor (vieille ville) | Feteer, mahshi, gâteaux aux dattes | Accessible |
| Marché des épices, Assouan | Épices, halawa, karkadé, mangues fraîches | Accessible |
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Manger sur le Nil : Une Expérience à Part Entière
Il existe une façon de vivre la gastronomie égyptienne qui n’existe nulle part ailleurs.
À bord d’une croisière privée sur le Nil, entre Louxor et Assouan — les deux capitales de l’Égypte antique.
Le chef prépare chaque jour des mezzes maison (houmous, baba ganoush, ful baladi), des poissons nilotiques grillés aux épices, et des desserts nubiens comme l’asida (bouillie de sorgho sucrée).
Les repas sont servis sur le pont. Face à vous : les temples qui longent les deux rives.
Pour un voyage de luxe en Égypte, nous proposons également nos circuits en Dahabeya — ces voiliers à cabines privées, l’expérience la plus exclusive sur le Nil, disponible dans notre gamme voyage luxe Égypte.
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FAQ — Vos Questions sur la Cuisine Égyptienne
La nourriture en Égypte est-elle épicée ?
Non, pas au sens asiatique du terme. La cuisine égyptienne utilise abondamment le cumin, la coriandre et la cannelle — des épices aromatiques plutôt que piquantes. Les sauces pimentées sont toujours servies à part et restent optionnelles.
Peut-on manger végétarien en Égypte ?
L’Égypte est l’un des pays les plus accueillants pour les végétariens au monde. Le ful, le koshari, la ta’meya, le mahshi (version légumes), la molokhiya et la plupart des mezzes sont naturellement végétariens. Aucun problème pour suivre un régime végétalien non plus.
L’eau du robinet est-elle potable ?
Non. Buvez toujours de l’eau en bouteille scellée. Dans tous les circuits Terres du Nil, l’eau minérale est fournie à chaque repas. Conseil : achetez-la en épicerie locale plutôt qu’à l’hôtel — l’écart de prix peut être significatif.
Quel est le budget moyen pour se nourrir en Égypte ?
La cuisine égyptienne est l’une des plus accessibles au monde. La street food de rue reste très abordable, les restaurants mid-range de Louxor et d’Assouan sont raisonnables, et les établissements haut de gamme existent pour ceux qui les recherchent. Dans tous les cas, les adresses locales offrent toujours un bien meilleur rapport qualité-expérience que les restaurants touristiques — à budget souvent inférieur.
Quels sont les pièges à touristes à éviter ?
- Les restaurants qui affichent les prix en euros ou en dollars près des sites touristiques — les tarifs y sont souvent bien supérieurs aux prix pratiqués par les locaux.
- Les «papyrus shops» qui offrent le thé gratuit puis insistent pour que vous achetiez — restez libre de partir.
- Les buffets d’hôtel qui se disent «cuisine égyptienne authentique» — ils servent souvent une version internationalisée, sans caractère.
- Règle d’or : suivez les Égyptiens. Si la file d’attente est locale, le plat est authentique et le prix honnête.
Quel plat manger en premier en Égypte ?
Si vous n’avez qu’un seul plat à goûter en arrivant en Égypte, choisissez le koshari. C’est le plat national, disponible partout, accessible à tous les palais, et il résume à lui seul l’âme de la cuisine de rue cairote. Commandez-le dans une adresse locale — pas dans un restaurant touristique — et demandez la sauce tomate épicée à part. C’est le meilleur point de départ pour comprendre la gastronomie égyptienne.
Prêt à découvrir l’Égypte la plus authentique ?
Ici, un simple repas devient souvent le plus beau souvenir du voyage : une assiette partagée, une odeur d’épices, un sourire échangé sans parler la même langue.
Du koshari des ruelles du Caire aux tables nubiennes d’Assouan, la cuisine égyptienne se vit autant qu’elle se goûte.
Laissez-nous vous emmener au cœur de cette Égypte chaleureuse et profondément humaine.